Jean-Michel Aulas, présent à la Convention du football professionnel à Cannes, a profité de l’officialisation de l’arrivée d’Unai Emery à la tête du PSG pour critiquer le modèle parisien et sa puissance financière.

« C’est une bonne nouvelle d’avoir un entraîneur qui a gagné trois fois la Ligue Europa, souligne tout de même le président de l’OL, dans le collimateur du PSG après de récentes déclarations. Ce qui me fait réfléchir, c’est la capacité du PSG à changer d’entraîneur à des coûts absolument colossaux. Etre capable de dépenser le chiffre d’affaire moyen des clubs de D1 pour se séparer d’un entraîneur qui a tout gagner, ça démontre la volonté d’aboutir à n’importe quel prix. »

Le patron lyonnais estime que Paris pratique « une concurrence déloyale » : « On avait déjà à faire face à un apport de gouvernement dans un contexte inégalitaire. Quand vous avez 150 à 200 millions d’argent déversés en provenance d’un gouvernement, vous ne pouvez pas lutter. Je suis très heureux que le PSG ait sur le papier la plus belle équipe d’Europe et très inquiet qu’on soit dans un contexte où la concurrence aura du mal à s’exprimer si le fossé est trop important pour les équipes. Ce n’est pas bon pour le football français d’une manière générale. »

 Jean-Michel Aulas achève sa démonstration par un tacle aux dirigeants parisiens : « Il faut aussi se rappeler qu’il y a moins de trois mois l’entraîneur qui a été licencié à coût de dizaines de millions d’euros avait été prolongé. Ce n’est pas une prime au meilleur gestionnaire, mais une prime à l’argent tout simplement.»

source: LeParisiens.fr