Dans un entretien accordé à L’Equipe, l’intendant de l’équipe féminine du Paris Saint-Germain, Patrick Michel, raconte avoir effectué en novembre une grève de la faim pour dénoncer les agissements de Patrice Lair, l’entraîneur parisien. Une enquête interne a été ouverte.

Avec 30 points glanés sur 30 possibles en championnat, les joueuses de la section féminine du Paris Saint-Germain réalisent un début de saison parfait, bien meilleur que celui de leurs homologues masculins, seulement troisièmes de Ligue 1 à la trêve. Mais si tout semble aller pour le mieux sur le plan sportif, la donne est différente en interne. Dans un entretien accordé vendredi à L’Equipe, Patrick Michel, intendant de l’équipe féminine depuis 2012, raconte son mal-être et allume Patrice Lair, nommé en mai auposte d’entraîneur.

« Cet été, j’ai eu un problème de santé et j’ai donc dû me faire opérer et poser une prothèse de genou. Je devais être absent trois mois et le club m’a donc trouvé un remplaçant. J’ai bossé comme un fou et, finalement, je suis revenu après sept semaines, mi-juillet. Patrice Lair n’a jamais pris de mes nouvelles pendant ma convalescence. Je me suis donc présenté à lui à mon retour, ça a duré à peine deux minutes », raconte Patrick Michel, 62 ans, qui estime avoir été « victime de harcèlement ».

« Au PSG, on bafoue le respect »

Patrice Lair, double vainqueur de la Ligue des champions avec les féminines de l’Olympique Lyonnais, s’en serait pris à lui à plusieurs reprises et l’aurait même insulté. « Lair m’a dit un jour que j’étais ‘un enc…’ et que je faisais ‘tout pour lui mettre des bâtons dans les roues’. Il a dit cela devant des joueuses. Au PSG, on bafoue le respect », dénonce Patrick Michel, qui a décidé d’effectuer une grève de la faim en novembre. Une grève interrompue après six jours à la demande de Jean-Claude Blanc, le directeur général délégué du PSG, qui a promis à l’intendant l’ouverture d’une enquête interne.

Contacté par L’Equipe, la direction parisienne a reconnu l’existence d’une « situation de conflit entre deux collaborateurs de la section féminine », mais a expliqué qu’elle ne s’exprimerait avant de connaître les conclusions de l’enquête interne. Patrice Lair, lui, n’a pas souhaité faire de commentaire. Si l’affaire n’est pas réglée, Patrick Michel n’exclut pas de saisir les prud’hommes.

Source : L’Équipe