Thierry Granturco, avocat aux Barreaux de Paris et de Bruxelles a répondu aux questions du Parisien et il analyse la décision prise par l’UEFA de ne pas sanctionner le Paris Saint-Germain dans le cadre du fair-play financier.

 

« Cette décision nous éclaire surtout sur la question de la valorisation d’un contrat de sponsoring. C’est un véritable casse-tête. Quand vous sponsorisez un club, vous avez un certain nombre d’éléments chiffrables comme le nombre de maillots vendus. Si vous êtes Nike, c’est plutôt clair. Mais chiffrer une influence, c’est quasi impossible. […]

Or, aujourd’hui, avec cette décision, l’UEFA vient d’accepter une valorisation forte – même si elle a été revue à la baisse et on saura bientôt de combien — de ce que peut être un contrat de sponsoring d’une entité étatique ou quasi étatique. Grosso modo, on vient d’acter le fait qu’un club puisse être adossé à un Etat et que cet Etat puisse générer des contrats de sponsoring directement ou indirectement. »