Éric Rabésandratana, ancien défenseur du Paris Saint-Germain (1997-2001) et consultant sur France Bleu, a évoqué le match de Neymar et la défaite face à Lille (0 – 1).
Je vais parler de Neymar, forcément, qui faisait son retour en tant que titulaire. Et qui l’a raté. Les entraînements ne remplaceront jamais la compétition. C’est ce qu’il manque à Neymar. Il n’est pas prêt à faire 90 minutes de haut niveau. Hier ça sautait aux yeux. En plus il s’énervait avec la physionomie du match, il ratait des choses. On savait qu’il allait prendre ce second carton jaune avec ce comportement un peu immature qu’on lui connait à chaque fois qu’il n’est pas en forme. Il s’agace parce qu’il ne réussit pas ce qu’il entreprend, les dribbles, les passes, les tirs. Comme un enfant impatient il ne supporte pas de ne pas être bon. Depuis son plus jeune âge il a l’habitude d’être le sauveur. Hier, on a vu le Neymar que tout le monde déteste. Il devait jouer pour retrouver du temps de jeu, c’était inévitable. Mais je ne peux pas croire que Pochettino n’ait pas senti que Neymar allait se faire exclure. Il a simplement fait le choix de la confiance au grand joueur qu’est Neymar. Et se dire que la priorité était de lui redonner du temps de jeu. Malheureusement, hier, on avait le mauvais Neymar, avec une mauvaise influence sur le jeu. Parce que quand il est là, on doit lui donner le ballon. C’est presque automatique. Ca ne pouvait pas fonctionner avec ce Neymar là. Pour le match de mercredi, il n’aura pas plus de compétition dans les jambes qu’hier. Il va jouer. De toute façon sans Paredes ni Verratti on n’a pas d’autres options techniques. Mais j’ai peur qu’on retrouve ce même état de forme chez Neymar… J’espère sincèrement me tromper parce qu’on doit faire un résultat là-bas. Mais je ne vois pas comment il va retrouver du rythme. En revanche, je suis certain qu’il aura un autre état d’esprit, qu’il sera meilleur. J’espère que le PSG va se remettre sur le droit chemin. Parce que hier c’était flagrant que collectivement il manquait de la détermination et de l’énergie. Il faudra changer tout ça ! »








