À seulement 22 ans, Kylian Mbappé a déjà soulevé la Coupe du Monde en tant qu’acteur majeur mais a aussi des matchs références en Ligue des Champions. Il est une star installée et montante du football. Il fait la une du magazine Numéro Homme, un bi-annuel de mode et de luxe.
Kylian Mbappé a évoqué à cœur ouvert sa vision de la société, du racisme, … Propos relayés par Le Parisien. Il aborde la vision du footballeur, un métier évidemment particulier :
« Quand tu joues au foot, réfléchir comme un adulte, ce n’est pas possible. Quand je me lève le matin pour aller à l’entraînement, je ne vais pas au boulot. Je ne vais pas chercher un salaire. Le jour où ce ne sera plus le cas, je vous assure que ce sera terminé. J’ai vu arriver Gianluigi Buffon au PSG alors qu’il avait 40 ans. Tout l’inverse du type qui vient chercher un dernier petit contrat : il avait la passion du matin au soir et, ça, tu pouvais t’en rendre compte quand il avait une conversation avec le gardien du parking. Il adorait parler aux gens, Buffon avait plein de petites attentions. Un mec simple. Mais les plus grands sont les plus simples. »
Il est aussi revenu sur l’épisode raciste du match PSG – Başakşehir mais aussi son engagement citoyen après le passage à tabac d’un homme pour sa couleur de peau, il y a quelques mois en France. Des propos assumés et courageux de la part de Kylian Mbappé qui s’est beaucoup inspiré d’un autre athlète engagé.
« Les gens sont fatigués du racisme. Je sais que ma parole est importante à leurs yeux. J’avais eu la chance d’en discuter avec LeBron James deux ans plus tôt et il m’avait sensibilisé à ça, en me poussant à prendre position sur des sujets qui font partie de mes valeurs. Mais je n’étais pas prêt, tout simplement. Il faut le digérer, puis l’assumer. [À propos de son tweet sur Michel Zecler, le producteur de musique passé à tabac à Paris par des policiers], j’ai estimé qu’il fallait porter la parole de ceux qu’on n’entend pas. Je vais voter, je m’informe quotidiennement, je regarde ce qui se passe. Je suis un citoyen comme un autre. Il y a sans doute un risque en termes d’image, on m’a alerté là-dessus, mais il faut faire bouger certaines choses. »









