Souvent détracteur du PSG, le président de l’OLean-Michel Aulas se réjouit de la position de Nasser Al-Khelaïfi – président du Paris Saint-Germain au sujet de la SuperLeague, l’a beaucoup aidé et cela pourrait changer ses relations avec le club parisien. Une confidence qu’il a fait dans un entretien accordé au quotidien L’Equipe.
« Je me suis demandé, en tant que président de l’Olympique Lyonnais, si j’avais le droit de négliger une telle »opportunité ». J’avais la conviction qu’il fallait refuser et le dire, mais par contre, je ne savais pas si je devais affirmer : on n’ira jamais. On parlait de sommes tellement énormes… La position de Nasser (al-Khelaïfi) m’a beaucoup aidé. J’ai été irrité en son temps par la manière et les moyens mis en oeuvre par le PSG. Mais à partir du moment où Nasser résistait plus que tous les autres, ça démontrait qu’il fallait suivre le train UEFA et PSG. (…)
J’ai appelé mon associé principal, Jérôme Seydoux (coactionnaire). On a eu une longue conversation lundi matin, où l’on a décidé de faire front uni. D’ailleurs, le président de l’UEFA, en plein congrès, a dit qu’il appréciait la résistance de Nasser pour le PSG, de moi-même pour l’OL, et du Bayern, des clubs qui n’ont pas suivi en dépit des montants considérables qui étaient en jeu. Le lundi matin, je suis intervenu lors d’un nouveau board de l’ECA pour dire qu’il fallait que l’on regarde ce qu’il fallait faire pour que ce type d’histoires ne se renouvelle pas. Je me suis même demandé ce que l’on pouvait faire au niveau juridique. (…)
La France, avec le PSG et nous, et l’Allemagne, avec notamment le Bayern, ont immédiatement pris la parole pour refuser d’aller dans ce projet. Au moins sur le plan des valeurs, on n’a rien à apprendre des autres. Ce qui ne veut pas dire que l’on est aussi performants sur le plan du football… »









