Même en décrochant le titre de Ligue 1 la saison à venir, le PSG pourrait toucher moins d’argent au titre des droits télévisés que… Montpellier, relégué l’an passé. Selon les documents confidentiels de répartition des droits pour 2025-2026, seuls 80,5 M€ seront versés aux clubs après déductions (CVC, aides à la relégation, etc.). Et malgré sa domination sportive et sa renommée, le PSG ne percevra que 4,67 M€, soit moins que Montpellier qui avait reçu 5,18 M€ malgré sa dernière place en 2024-2025.
Ce constat illustre l’ampleur du problème : une Ligue 1 en contraction budgétaire, soumise à des contraintes croissantes. En parallèle, les droits TV de la saison précédente étaient déjà en forte baisse : les clubs avaient récupéré seulement 189,7 M€, contre 706 M€ en 2022-2023, soit une chute vertigineuse. Le PSG, via ses partenariats, ses recettes commerciales et sa présence européenne, peut mieux absorber ce coup financier. Mais pour les clubs plus modestes, c’est un tsunami économique. L’écart se creuse, et ce paradoxe où le titre ne garantit plus la tête de la hiérarchie financière devient le symbole d’un modèle à repenser, à l’heure de la crise du football français.









