Le PSG a assuré l’essentiel ce dimanche en venant à bout du Paris FC (2-1), mais la manière laisse franchement à désirer. Malgré les trois points, le contenu proposé par les Rouge & Bleu a agacé Pierre Ménès, qui pointe du doigt les choix tactiques et le turnover permanent de Luis Enrique.
Un « football ronronnant » qui pose question
Sur la pelouse du Parc des Princes, le premier derby de l’histoire en Ligue 1 face au Paris FC n’a pas atteint des sommets d’intensité. Si la victoire permet aux Parisiens de recoller à une petite unité du RC Lens, le spectacle, lui, était aux abonnés absents. Pour Pierre Ménès, qui s’est exprimé sur sa chaîne YouTube, le constat est sans appel : le club de la capitale se contente du « minimum syndical ».
L’ancien consultant de Canal+ ne cache pas son incompréhension face à la méthode de Luis Enrique. Selon lui, le coach espagnol semble plus préoccupé par la rotation de son effectif que par la recherche d’une identité de jeu forte. Avec Marquinhos, Kvaratskhelia et Barcola sur le banc au coup d’envoi, le onze aligné a manqué de punch. « On continue à tourner joyeusement au PSG et ça ne donne pas des matches très aboutis », regrette Ménès, impatient de voir enfin la « grosse équipe » alignée sur 90 minutes.
Le cas Zabarnyi devient « problématique »
Outre le collectif, des individualités ont été ciblées. C’est notamment le cas d’Illia Zabarnyi. Le défenseur ukrainien, impliqué sur le penalty accordé au PFC, traverse une zone de turbulences. Si le coup de sifflet peut paraître sévère pour une intervention à l’épaule, Ménès souligne surtout la répétition des erreurs du joueur : « C’est encore un duel mal géré par l’Ukrainien qui commence à être vraiment problématique semaine après semaine. » Un chantier défensif que Luis Enrique va devoir stabiliser rapidement.
L’énigme Ousmane Dembélé
Mais le sujet qui fâche le plus l’observateur, c’est le positionnement d’Ousmane Dembélé. Alors que l’international français a brillé au poste de « faux neuf » jusqu’à décrocher le Ballon d’Or, il a été exilé sur l’aile droite dimanche soir, sans grand succès.
Ménès pointe une certaine « désinvolture » chez le numéro 10 parisien et s’interroge : pourquoi se priver de son efficacité dans l’axe ? Si Luis Enrique attend probablement que « Dembouz » retrouve 100% de ses capacités physiques pour relancer son pressing étouffant en pointe, ce choix tactique actuel laisse les supporters — et les spécialistes — sur leur faim.








