L’élimination précoce en Coupe de France face au Paris FC a laissé des traces. Entre inefficacité offensive et manque de leadership devant le but, le club de la capitale traverse une zone de turbulences en ce début d’année 2026. Sommes-nous trop gentils avec nos attaquants ?
Le fantôme de la saison passée
Nous étions sur un nuage. L’an dernier, le PSG marchait sur l’eau, porté par un Ousmane Dembélé de gala, réalisant un triplé historique (Ligue 1, Ligue des Champions, Coupe de France). Mais en 2026, la réalité est plus brutale. Actuellement deuxièmes de Ligue 1 et déjà sortis de la Coupe de France par le voisin du PFC au Parc des Princes, les Rouge & Bleu affichent des lacunes inquiétantes.
Le constat est simple : Paris ne tue plus ses matchs. Malgré une possession de balle outrageuse, les hommes de Luis Enrique butent sur des blocs regroupés, faute d’un véritable « serial killer » dans la surface de réparation.
« Pas de buteur attitré » : Le constat cinglant de Dominique Sévérac
Pour nos confrères du Parisien, et notamment via les propos relayés dans L’Équipe du Soir, le problème est structurel. Le journaliste Dominique Sévérac pointe du doigt une hiérarchie floue :
« Le meilleur buteur du club, c’est Gonçalo Ramos, mais tout le monde sait que ce n’est pas lui qui est censé être le titulaire indiscutable dans l’esprit du coach. »
Une situation paradoxale qui met en lumière les difficultés du quatuor offensif titulaire. Selon Sévérac, chacun des cadres de l’attaque traverse une crise spécifique :
- Bradley Barcola manque cruellement de réalisme devant le but.
- Ousmane Dembélé semble ne pas avoir encore lancé son moteur cette saison.
- Désiré Doué est freiné par des pépins physiques à répétition.
- Khvicha Kvaratskhelia, bien qu’en progression, n’a pas le profil d’un avant-centre de métier.
Luis Enrique face à ses choix
Si la philosophie de jeu du technicien espagnol repose sur le danger venant de partout, l’absence d’un point d’appui efficace lors des grands rendez-vous devient un sujet brûlant. Gonçalo Ramos, bien que statistiquement en tête, peine à convaincre lorsqu’il démarre les rencontres.
Pour espérer vibrer à nouveau en Ligue des Champions et rattraper le retard en championnat, le déclic devra venir de nos flèches. Le talent est là, mais le sang-froid manque. Il est temps que le Parc des Princes retrouve ses frissons.








