Dominer n’est pas gagner, et le PSG en a fait la cruelle expérience ce mardi soir au Stade José Alvalade. Malgré une maîtrise globale et de nombreuses situations, les hommes de Luis Enrique s’inclinent 2-1 lors de cette 7e journée de Ligue des Champions. Un manque d’efficacité qui coûte cher.
Un gâchis qui pèse lourd
Face au Sporting Portugal, les Parisiens ont longtemps cru tenir le bon bout, étouffant les locaux lors d’un premier acte à sens unique. Mais le football est ingrat : à force de vendanger, le club de la capitale s’est exposé au réalisme froid des Portugais. Si le contenu reste cohérent, la transition vers une équipe « tueuse » devant le but semble encore loin.
La défense : Pacho solide, Chevalier frustré
- Lucas Chevalier (5) : Une soirée frustrante pour l’ancien Lillois. Quasiment au chômage technique en première période, il ne peut rien sur l’ouverture du score. Malheureusement, son dégagement sur le deuxième but manque de précision, une erreur payée cash à ce niveau.
- Warren Zaïre-Emery (6) : Notre Titi a encore montré l’exemple. Un volume de jeu impressionnant et un engagement de tous les instants. On a cru au but, mais l’arbitre en a décidé autrement. Moins tranchant en fin de match, mais quelle débauche d’énergie !
- Willian Pacho (6.5) : Le roc. Toujours aussi impitoyable dans le duel, l’Équatorien a régné sur sa zone, permettant au bloc parisien de presser haut sans crainte.
- Marquinhos (5.5) : Propre à la relance, notre capitaine a parfois agi comme un milieu de terrain. Un peu plus en difficulté lorsqu’il a fallu gérer la profondeur en fin de match.
- Nuno Mendes (6) : Solide défensivement sur ses terres, il a moins pris son couloir qu’à l’accoutumée mais a assuré l’essentiel avant de piocher physiquement.
Le milieu : Entre maîtrise et manque de punch
- Vitinha (6) : Le métronome. Toujours disponible, il a dicté le tempo mais a manqué de cette passe laser ou de cette frappe pour faire basculer la rencontre.
- Senny Mayulu (5) : De l’audace et de belles promesses en première mi-temps, avant de s’éteindre progressivement. Remplacé par Kvaratskhelia (66e).
- Fabian Ruiz (5.5) : Précieux dans la conservation, l’Espagnol a manqué de justesse dans les 30 derniers mètres pour transformer la possession en occasions nettes.
L’attaque : Le syndrome du dernier geste
- Bradley Barcola (6) : Beaucoup de provocations et de dribbles réussis. On sent qu’il monte en puissance, même s’il lui a manqué la conclusion ce soir.
- Ousmane Dembélé (5.5) : Des fulgurances, du feu dans les jambes, mais toujours ce manque de lucidité au moment de servir ses partenaires ou de conclure.
- Désiré Doué (5) : On attend plus de « peps » et de constance de sa part. Des séquences intéressantes, mais il doit simplifier son jeu pour être plus efficace.
Le banc et le coach
- Luis Enrique (4) : Si son plan de jeu a permis d’étouffer le Sporting pendant une heure, l’Asturien semble sans solution face au manque de réalisme de ses troupes. Son PSG version 2025-2026 cherche encore son second souffle et sa brillance de la saison passée.








