La défaite à Lisbonne ne passe pas. Dans sa traditionnelle analyse d’après-match, Pierre Ménès a livré un constat sévère sur la prestation du Paris Saint-Germain face au Sporting (1-2). Si le collectif en prend pour son grade, certaines individualités sont particulièrement ciblées. Un seul Parisien trouve grâce à ses yeux.
Le « Manège enchanté » de Luis Enrique
Pour le consultant, la domination parisienne n’était que de la poudre aux yeux. Il décrit un « jeu plan-plan, un jeu manège enchanté », où le ballon circule sans jamais faire mal.
Selon lui, le problème vient d’un milieu de terrain « très en deçà de son meilleur niveau ». Il pointe du doigt Vitinha et Fabian Ruiz, jugés « méconnaissables ».
Toutefois, Ménès leur trouve une circonstance atténuante : la fatigue. « On sent que le Portugais commence à piocher. De même pour Mayulu qui a énormément été exploité et qui commence lui aussi à tirer un peu la langue. »
L’attaque rhabillée pour l’hiver
Si le milieu est excusé pour fatigue, l’attaque ne l’est pas pour son inefficacité. Le constat de Pierre Ménès est cinglant :
• Désiré Doué : « A beaucoup tenté et a tout raté. »
• Ousmane Dembélé : « Fantomatique. »
• Bradley Barcola : « Fantomatique » également.
Ajoutez à cela une charnière centrale jugée « pas bonne », et vous obtenez « une défaite inquiétante » pour la suite de la compétition.
L’exception : Warren Zaïre-Emery
Au milieu de ce naufrage collectif, un seul joueur a surnagé selon l’ancien chroniqueur du CFC : Warren Zaïre-Emery.
Malgré l’enchaînement des matchs (c’était son 24e consécutif !), le Titi parisien impressionne encore.
« Il y en a un qui ne tire pas la langue (…), c’est Zaïre-Emery. Lui, pour le coup, est revenu à un niveau absolument remarquable en termes d’intensité physique et d’activité. »
Une maigre consolation dans une soirée bien sombre.








