Considéré par beaucoup comme l’un des plus gros échecs du recrutement parisien, Everton Santos s’est confié sans détour sur son passage raté dans la capitale. Près de 18 ans après son arrivée, le Brésilien revient sur les coulisses d’un transfert qui l’a marqué à vie.
Un « flop » assumé, mais une responsabilité partagée
Recruté dans l’urgence en janvier 2008 par Alain Roche, Everton Santos est resté dans la mémoire collective des supporters comme le symbole d’une époque sombre. Pour la première fois, dans les colonnes du journal Le Parisien, l’ex-attaquant revient sur son étiquette de « pire recrue de l’histoire du club ».
S’il ne fuit pas ses responsabilités, il refuse d’être le seul bouc émissaire : « Si l’on ne regarde que le résultat final, c’est très facile de me pointer du doigt », explique-t-il avec amertume. Aujourd’hui âgé de 39 ans, il admet avoir manqué de caractère et d’entourage à l’époque : « J’aurais pu agir différemment, être plus ferme, faire preuve de plus de courage. Mais mon manque d’expérience a pesé lourd. »
Une intégration glaciale au Camp des Loges
Au-delà de ses performances sportives faméliques, c’est le contexte humain qui semble avoir brisé le joueur à son arrivée au Paris Saint-Germain. Débarqué du Brésil à seulement 21 ans, Santos décrit un vestiaire loin d’être accueillant, une ambiance pesante qui a fini par éteindre son football.
Le Brésilien confie avoir ressenti un profond malaise dès ses premiers pas : « Je ne me sentais pas accueilli. J’ai entendu des conversations, j’ai vu des regards… Cela m’a affecté. » Ce qui devait être le tremplin de sa carrière s’est transformé en une épreuve psychologique insurmontable. « À un moment donné, le rêve s’est transformé en cauchemar, et je voulais juste rentrer chez moi », conclut-il avec émotion. Une confession qui rappelle que derrière le maillot, il y a parfois des hommes dépassés par la pression de la Ville Lumière.









