Le climat est électrique entre la LFP et les diffuseurs. Alors que LFP Media comptait sur la Coupe du Monde 2026 pour booster sa chaîne « Ligue 1+ », c’est finalement beIN SPORTS qui a raflé la mise. Une décision qui provoque un séisme en interne et fait sortir le patron du PSG de sa réserve.
beIN SPORTS douche les espoirs de la LFP
C’est un véritable coup de théâtre qui vient fragiliser un peu plus l’économie du foot français. Nos confrères de RMC Sport rapportent que beIN SPORTS France, dirigé par Yousef Al-Obaidly, a pris de vitesse le projet de chaîne de la Ligue (Ligue 1+) en s’offrant les droits de diffusion du Mondial 2026.
Pour LFP Media, le coup est dur. L’instance espérait utiliser la compétition internationale pour maintenir ses abonnés actifs durant l’été et en séduire 200 000 nouveaux. Ce revers a même poussé Nicolas de Tavernost à demander son départ de la présidence de LFP Media.
La réponse cinglante du président Nasser
Présent à Bruxelles pour le congrès de l’UEFA, Nasser al-Khelaïfi n’a pas franchement apprécié d’être interrogé sur ces tensions domestiques. Le président du PSG a balayé la polémique d’un revers de main, préférant se concentrer sur les dossiers européens.
« Je ne suis pas intéressé. Hier c’était une journée historique pour le football, c’est ça qui m’intéresse. Je ne suis pas intéressé par des conflits, je n’ai pas de temps pour ça », a-t-il lâché avec fermeté.
Le soutien de la FIFA
Face aux accusations de conflit d’intérêts qui commencent à poindre, la FIFA est montée au créneau pour protéger le dirigeant qatari. L’instance internationale a tenu à préciser que beIN SPORTS est un partenaire de longue date et, surtout, que Nasser al-Khelaïfi n’a pas pris part aux négociations concernant l’attribution de ces droits.
Une mise au point nécessaire alors que le football français semble s’enfoncer dans une nouvelle crise de gouvernance.









