À la veille de la réception du FC Metz pour le compte de la 23e journée de Ligue 1, Luis Enrique s’est présenté face à la presse. Entre la course au titre effrénée avec Lens, la gestion d’un effectif miné par les blessures et le cas Dembélé, le technicien espagnol a envoyé des messages clairs : pas question de lever le pied, même avant l’Europe.
Ne pas tomber dans le piège du dernier
Actuellement dauphins au classement, nos Parisiens accueillent la lanterne rouge messine ce samedi (21h05) au Parc des Princes. Si sur le papier l’affiche semble déséquilibrée, Luis Enrique refuse tout excès de confiance. Pour le coach, ce match est crucial pour rester au contact de Lens : « C’est un match très important, il faut mettre la pression sur Lens et empocher les trois points », a-t-il martelé. Conscient des difficultés historiques face aux équipes de bas de tableau, il rappelle qu’aucun match n’est gagné d’avance, surtout quand la Ligue des Champions occupe les esprits.
L’infirmerie, le frein aux rotations
C’est le point noir de cette saison : les pépins physiques s’accumulent. Le « Lucho » a d’ailleurs partagé un constat inquiétant : avec une moyenne de trois blessés par rencontre, sa marge de manœuvre est réduite. Concernant Ousmane Dembélé, les nouvelles semblent rassurantes après son récent coup, mais le staff reste fidèle à sa ligne de conduite : zéro risque.
Cette hécatombe force certains cadres à enchaîner. C’est le cas de Vitinha et Warren Zaïre-Emery. Si le coach aimerait leur offrir un peu de repos, la nécessité de gagner face aux Grenats rend la chose complexe : « J’aimerais leur donner du repos, mais ce sera difficile », a avoué l’entraîneur, soulignant au passage la résilience exceptionnelle de son groupe malgré l’adversité.
Penalty, gardiens et caractère : Luis Enrique défend son bilan
Interrogé sur le manque d’efficacité chronique lors des tirs au but en match, le coach n’a pas manqué de piquer les observateurs, rappelant avec son ironie habituelle que les critiques pleuvent souvent quand les statistiques sont négatives. S’il admet ne pas avoir un « spécialiste mondial » de l’exercice, il compte sur la polyvalence de joueurs comme Doué, Ramos ou Hakimi pour corriger le tir.
Enfin, sur la hiérarchie des gardiens et la situation de Lucas Chevalier, Luis Enrique a préféré botter en touche tout en louant l’état d’esprit du groupe : « On verra dans l’avenir ce qui va se passer ». Une chose est sûre : le PSG devra montrer son visage de guerrier pour entamer cette dernière ligne droite du championnat.







