L’hiver approche et les manques de l’effectif parisien sautent aux yeux. Alors que le PSG tire la langue en championnat, le bilan du mercato estival de Luis Campos est pointé du doigt. Une erreur stratégique majeure sur le profil d’une recrue pourrait bien expliquer nos difficultés actuelles.
Un mercato d’été trop timide ?
Deuxième de Ligue 1, un effectif qui semble parfois à bout de souffle… La première partie de saison du Paris Saint-Germain est plus laborieuse que prévu. La cause ? Un banc de touche qui manque cruellement de profondeur.
Avec seulement trois arrivées cet été (Illya Zabarnyi, Lucas Chevalier et Renato Marin), le club de la capitale a joué la carte de la sobriété. Peut-être un peu trop. Les blessures et la fatigue s’accumulent, et aujourd’hui, le pari de la stabilité semble se retourner contre nous.
L’erreur Zabarnyi : une question de profil
C’est au niveau de la défense que la critique est la plus virulente. Le journaliste Marc Mechenoua (Tribune PSG) a mis le doigt sur ce qui ressemble à un gros raté de Luis Campos. Le problème n’est pas tant la qualité intrinsèque d’Illya Zabarnyi, mais son profil.
Le conseiller sportif a recruté un pur défenseur central, là où le PSG avait un besoin urgent de polyvalence pour couvrir le couloir droit. « Il aurait fallu recruter un vrai central droit qui ait la capacité de jouer comme latéral droit », analyse le journaliste. Le constat est d’autant plus amer que Bournemouth a remplacé l’Ukrainien par Bafodé Diakité, un joueur justement capable de tenir les deux postes.
Hakimi trop seul, le chéquier de sortie cet hiver ?
Résultat : avec la blessure d’Achraf Hakimi, le PSG se retrouve bricoleur et sans véritable solution de rechange crédible. « C’est étonnant qu’ils n’aient pas eu cette vision de pouvoir doubler derrière Hakimi », regrette Mechenoua.
Luis Campos va devoir corriger le tir dès janvier. Si Luis Enrique continue de défendre publiquement son effectif et apprécie Zabarnyi, la direction s’active en coulisses. Les pistes Daniel Munoz et Zeki Celik sont évoquées pour venir (enfin) épauler le latéral marocain. Il va falloir sortir le chéquier pour réparer l’oubli de l’été.









