Au terme d’un Classico intense disputé au Koweït, le Paris Saint-Germain a fini par s’imposer aux tirs au but face à l’Olympique de Marseille (2-2, 4-1 TAB). Entre une attaque retrouvée et des doutes persistants derrière, voici notre analyse des forces et faiblesses de ce sacre en Rouge & Bleu.
Les Tops : Chevalier en sauveur, Ramos en renard
Lucas Chevalier, le déclic tant attendu ?
Arrivé cet été avec une pression immense sur les épaules, Lucas Chevalier a connu des débuts en dents de scie, marqués notamment par une bévue lors du Classico de septembre. Mais ce soir, en l’absence de Matvey Safonov (blessé), le portier de 24 ans a pris une tout autre dimension. S’il concède un penalty litigieux durant le temps réglementaire, il a multiplié les parades de grande classe pour maintenir le club de la capitale à flot. Surtout, sa prestation héroïque lors de la séance de tirs au but offre le trophée aux Parisiens. Une performance fondatrice pour son avenir sous nos couleurs.
Gonçalo Ramos, le professionnalisme récompensé
Dans l’ombre du onze titulaire de Luis Enrique, le Portugais ne fait pas de bruit, mais il répond présent. Entré avec une détermination exemplaire, Gonçalo Ramos a prouvé qu’il restait un finisseur pur jus. Son but, typique d’un « renard des surfaces », a rappelé à quel point son profil peut être précieux lorsque Paris manque de tranchant dans la zone de vérité. Un message fort envoyé au coach espagnol.
Un Classico qui a tenu ses promesses
Après un derby contre le Paris FC jugé trop terne par de nombreux observateurs, l’intensité est montée d’un cran au Koweït. On a assisté à un match ouvert, parfois décousu, mais riche en émotions. Du rythme, des occasions de chaque côté et un scénario haletant : voilà le football qu’on aime voir au Parc des Princes ou à l’autre bout du monde.
Les Flops : Un équilibre encore précaire
Une arrière-garde encore trop friable
Si l’attaque a brillé, la défense parisienne a encore montré des signes d’inquiétude. Le bloc équipe a parfois semblé trop facile à transpercer sur les phases de transition. Malgré une solidité relative sur les coups de pied arrêtés, le PSG a concédé beaucoup trop de situations dangereuses pour un match de ce standing. Un manque de rigueur et une condition physique encore disparate qui demandent des ajustements rapides pour la suite de la Ligue 1 et de la Champions League.
Une réalisation technique décevante
Difficile de profiter pleinement du spectacle avec une retransmission internationale aussi aléatoire. Entre les bugs d’image et une colorimétrie douteuse, l’expérience visuelle n’était pas à la hauteur de l’affiche. Dommage pour un évènement censé mettre en avant le fleuron du football français à l’étranger.







