Héros du Classique délocalisé au Koweït, Lucas Chevalier a livré une prestation monumentale pour offrir au PSG le premier titre de sa saison face à l’OM (2-2 ; 4-1 t.a.b). Longtemps chahuté, le dernier rempart parisien a profité de ce choc pour envoyer un message fort à ses détracteurs : le patron, c’est lui !
Une performance XXL pour éteindre l’incendie
Arrivé cet été en provenance du LOSC, Lucas Chevalier a découvert la rudesse de l’exigence parisienne. Entre l’ombre de Matvey Safonov et les critiques sur ses débuts, le natif de Calais n’a pas eu la vie facile. Mais ce jeudi soir, sur la pelouse du Jaber Al-Ahmad International Stadium, il a rappelé à tout le monde pourquoi les dirigeants du Paris Saint-Germain étaient allés le chercher.
Malgré un penalty concédé sur Mason Greenwood, Chevalier a été impérial sur sa ligne. Sa réactivité et son sang-froid ont permis de maintenir les Rouge & Bleu à flot, avant que Gonçalo Ramos n’arrache l’égalisation au bout du suspense.
Le Roi des tirs au but au Koweït
C’est lors de la séance fatidique que le portier de 24 ans a définitivement fait basculer la rencontre. En repoussant les tentatives de Matt O’Riley et Hamed Junior Traoré, il a offert le trophée au club de la capitale.
« Je savais que si on allait aux penalties, j’allais en sortir parce que j’étais trop déterminé », a-t-il confié au micro de Ligue 1+. Une détermination qui lui a valu le titre d’homme du match par nos confrères de Foot Mercato. Conscient de son nouveau statut, il assume : « Quand tu fais de gros arrêts au PSG, c’est plus important pour les gens qu’ailleurs ».
« Je ne lâcherai pas » : Chevalier répond en zone mixte
Après le terrain, Lucas Chevalier a poursuivi son show devant les micros. Serein, le gardien parisien a tenu à mettre les choses au clair sur les derniers mois difficiles et la pression médiatique constante autour du poste de numéro 1 sous Luis Enrique.
« L’exigence ici est au maximum. Je sais ce dont je suis capable, je sais pourquoi je suis venu au PSG et je ne lâcherai pas quoi qu’il arrive. »
Visiblement piqué au vif par les doutes qui l’entouraient, il a conclu avec une pointe d’ironie sur la versatilité des jugements : « Si je suis bon aujourd’hui, je vais être le meilleur gardien du monde, et la semaine prochaine je peux devenir le plus mauvais ». Une chose est sûre : après une telle soirée, les supporters parisiens peuvent dormir tranquilles, les cages du Parc des Princes sont entre de bonnes mains.







