Scénario catastrophe au Parc des Princes. Quatre jours seulement après avoir soulevé le Trophée des Champions face à l’OM, les Rouge & Bleu ont pris la porte dès les 16es de finale de la Coupe de France face au voisin du Paris FC (0-1). Une élimination précoce qui, contre toute attente, ne semble pas alarmer Luis Enrique.
Une douche froide au Parc des Princes
On ne va pas se mentir, personne n’avait vu venir ce scénario. Alors que la fête battait encore son plein après le sacre à Koweït City face à l’OM, le retour à la réalité nationale a été brutal. Face à une formation du Paris FC pourtant en difficulté en championnat, le club de la capitale a bégayé son football devant le but. Malgré une domination territoriale écrasante, l’inefficacité offensive a coûté très cher aux Parisiens, sortis par la petite porte d’une compétition qu’ils affectionnent tant.
Luis Enrique : « Si je dois perdre, je préfère que ce soit comme ça »
Alors que les supporters pointent du doigt un manque de fraîcheur physique, le technicien espagnol, lui, refuse de chercher des excuses. Fidèle à sa philosophie, Luis Enrique a affiché une sérénité déroutante en conférence de presse d’après-match. Pour lui, le contenu est là, seule la finition a manqué.
« C’est injuste mais il faut l’accepter. Je suis content de ce que j’ai vu sur le terrain », a-t-il lancé.
«Déçu par le résultat, et de ne pas avoir marqué de but, mais pour ce qui est du match, je pense que c’était un match de très haut niveau, on a été supérieurs, on a créé beaucoup d’occasions. En première période, on a fait un très bon contre-pressing. Je pense que c’était un match très complet, je suis déçu du résultat car nous n’avons pas marqué. Contre Lille, je signerais pour avoir une performance comme aujourd’hui, mais le résultat dans le football est parfois injuste, et je pense que c’est très clair qu’on ne méritait pas ce résultat ce soir. »
L’entraîneur parisien estime que ses joueurs ont respecté les consignes et dominé les débats. Selon lui, le PSG a été « très supérieur » mais a subi la loi cruelle du football : dominer n’est pas gagner. Si perdre un titre dès le mois de janvier reste une pilule difficile à avaler pour les fans, « Lucho » préfère retenir la manière, affirmant même qu’il signe pour perdre d’autres matchs de cette façon si le jeu est au rendez-vous.
Un mal pour un bien avec un effectif réduit ?
Au-delà de l’analyse tactique, la question de la fatigue commence à se poser sérieusement. Avec un effectif réduit et une infirmerie qui ne désemplit pas, les organismes sont mis à rude épreuve. Si le panache avait suffi pour terrasser l’ennemi marseillais il y a quelques jours, les jambes étaient lourdes face au bloc regroupé du PFC.
Cette élimination, bien que douloureuse pour le prestige du club, pourrait paradoxalement alléger un calendrier qui s’annonce dantesque avec le retour de la Ligue des Champions. Reste à savoir si cette défaite n’est qu’un accident de parcours ou le signe d’un essoufflement plus profond du collectif parisien.








