Aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs latéraux gauches de la planète, Nuno Mendes n’a pas toujours eu un destin tout tracé. Un ancien coéquipier raconte comment une grave blessure a servi de déclic mental pour transformer le talent brut en un véritable bourreau de travail.
Le tournant : une jambe cassée en U17
Si les supporters du Paris Saint-Germain savourent aujourd’hui les déboulés supersoniques de leur défenseur portugais, ils ignorent peut-être que sa carrière a failli basculer dans le drame. Dans les colonnes de nos confrères de L’Équipe, Gonçalo Batalha, qui a partagé sa formation avec lui au Sporting Portugal, revient sur un épisode marquant.
Alors qu’ils évoluaient en moins de 17 ans, Nuno Mendes a subi une fracture de la jambe lors d’un match à Loures. Un moment de douleur intense qui, paradoxalement, a révélé son caractère. « C’est là qu’il a pris conscience de ce qu’il voulait devenir », explique son ancien partenaire de jeu.
De la timidité au statut de « monstre » physique
Décrit comme un garçon réservé mais doté d’un grand sens de l’humour, le jeune Nuno a utilisé cette longue convalescence pour se métamorphoser. Ce n’est pas seulement le physique qui a changé, mais toute son approche de la profession. En revenant sur les terrains, le futur Rouge & Bleu est devenu un travailleur acharné, ne laissant plus rien au hasard.
Pour Batalha, l’ascension fulgurante du Parisien n’a rien d’un hasard :
« Je ne suis pas du tout surpris qu’il soit le meilleur arrière gauche du monde. Je crois sincèrement qu’il peut même prétendre au titre de meilleur joueur du monde. »
Un atout majeur pour Luis Enrique
Depuis son arrivée au Parc des Princes, Nuno Mendes a prouvé que sa détermination restait intacte. Malgré quelques pépins physiques ces dernières saisons, sa capacité à revenir au plus haut niveau témoigne de cette force mentale acquise dans la douleur.
Sous les ordres de Luis Enrique, le Portugais de 23 ans est une pièce maîtresse du dispositif parisien. Sa discipline et son humilité, héritées de ses années de galère, font de lui un exemple pour tout le vestiaire. Pour durer au sommet, Nuno sait qu’il n’y a pas de place pour le relâchement, et les fans du club de la capitale peuvent être rassurés : leur latéral est un guerrier







