Le champion d’Europe est dans le dur. Alors que le PSG espérait valider son billet direct pour les huitièmes, le match nul contre Newcastle (et le parcours global) envoie les hommes de Luis Enrique en barrages. Manque d’efficacité, flou chez les gardiens, effectif trop court… Voici ce qui cloche chez les Rouge & Bleu.
C’est un réveil difficile pour le club de la capitale. Auteur d’un départ canon dans cette Ligue des Champions, le PSG a vu sa mécanique s’enrayer. Le tenant du titre devra passer par la case « barrages » en février pour espérer défendre sa couronne. Comment une machine si bien huilée la saison dernière s’est-elle grippée ? Retour sur les « petits trucs en moins » qui font aujourd’hui une énorme différence.
1. Une attaque en panne d’efficacité
C’est le jour et la nuit avec la saison passée. Là où Paris finissait fort (souvenez-vous des cartons contre City ou Stuttgart), l’équipe actuelle peine à « tuer » les matchs.
Les chiffres sont inquiétants : seulement deux buts sur les trois derniers matchs de C1, et uniquement sur des frappes lointaines (Kvara et Vitinha). Contre Newcastle, Ousmane Dembélé a incarné ce manque de réalisme cruel : un penalty raté et une seule frappe cadrée sur six tentatives. Sans « tueur » devant, Paris s’expose.
2. Le malaise au poste de gardien
Luis Enrique a fait un choix fort en relançant Matveï Safonov pour ce match décisif, laissant planer le doute sur la hiérarchie avec Lucas Chevalier (ou Donnarumma selon la dispo). Problème : le Russe n’a pas rassuré.
Contrairement à l’an dernier, Paris ne semble pas avoir ce gardien « faiseur de miracles » capable de tenir la baraque quand l’équipe tangue. Les buts « évitables » s’accumulent (Lisbonne, Newcastle…), et en Europe, ça ne pardonne pas.
3. Une infirmerie pleine et un banc trop court
Le mercato d’été, jugé timide par certains, montre aujourd’hui ses limites. La saison dernière, le PSG a marché sur l’Europe avec un groupe restreint mais en pleine forme. Cette année, les blessures s’enchaînent.
Le constat est terrible : jamais l’équipe-type n’a pu être alignée depuis septembre. Pire, la blessure de Khvicha Kvaratskhelia contre Newcastle vient encore noircir le tableau. Luis Enrique se retrouve à bricoler, faute de profondeur de banc suffisante pour anticiper les baisses de régime.
4. Une maîtrise qui s’effrite
« On méritait de gagner ». Si le discours de Luis Enrique reste positif, la réalité du terrain montre une équipe moins souveraine. La capacité du PSG à « geler » le ballon et à éteindre les révoltes adverses n’est plus automatique. Face aux Magpies, la seconde période a montré des largesses défensives et une fébrilité qu’on pensait oubliée. Paris ne contrôle plus tout, tout le temps.
5. Le facteur chance (et le tirage)
Il faut aussi l’admettre, les planètes ne sont pas alignées. Luis Enrique l’a souligné : le PSG a affronté 7 équipes du Top 16 sur ses 8 matchs. Un calendrier dantesque combiné à un manque de réussite (poteaux, décisions limites) qui pèse lourd dans la balance finale.
Le constat est là : Paris est favori sur le papier, mais devra retrouver ses certitudes d’ici février pour survivre aux barrages.








