Alors que la Ligue (via sa filiale LFP Media dirigée par Nicolas de Tavernost) pensait avoir sécurisé les droits de diffusion payante de la Coupe du Monde 2026 pour sa plateforme Ligue 1+, tout a capoté à la dernière minute.
Le coupable ? beIN SPORTS, dirigé par un certain Nasser Al-Khelaïfi.
Le coup de maître de beIN
Le plan de la Ligue était simple : acheter les droits du Mondial 2026 pour environ 20 M€ afin de booster les abonnements de sa chaîne Ligue 1+ pendant l’été.
Sauf que beIN SPORTS est arrivé avec une offre bien supérieure : 60 M€ pour les éditions 2026 et 2030. La FIFA n’a pas hésité une seconde et a signé avec le groupe qatari.
Tavernost « vexé », le PSG se défend
Nicolas de Tavernost, patron de LFP Media, a vécu ce revirement comme une trahison. Lors d’un conseil d’administration d’urgence ce mercredi, il a annoncé vouloir quitter son poste : « Je ne suis pas en état de poursuivre ma mission efficacement. »
L’ambiance était électrique. Victoriano Melero, directeur général du PSG, a eu des échanges tendus avec Tavernost. L’argument du PSG est implacable :
1. C’est le business : « Parfois tu gagnes, parfois tu perds », glisse un président de L1.
2. La Coupe du Monde ne figurait même pas dans le business plan initial de Ligue 1+.
3. beIN a simplement fait une meilleure offre.
Nasser au centre du jeu
Absent de la réunion (il était à l’UEFA), Nasser Al-Khelaïfi est pointé du doigt par certains, accusé d’avoir joué un double jeu. On apprend même qu’un échange vif avait déjà eu lieu entre lui et Tavernost dimanche soir au Parc, en marge du Classique.
Certains présidents de Ligue 1 parlent d’un « caprice » de Tavernost, vexé de s’être fait doubler. Quoi qu’il en soit, le PSG montre une nouvelle fois qu’il est le patron, sur le terrain comme dans les affaires.









