Le projet parisien entre dans une nouvelle dimension. Malgré la fin de l’ère des « Megastars », le Paris Saint-Germain explose ses compteurs financiers et affiche des ambitions démesurées à l’international. Richard Heaselgrave, le patron des revenus du club, a dévoilé la stratégie pour faire de Paris la marque numéro 1 du sport mondial.
Le maillot 2025-2026 : un succès historique
C’est un chiffre qui va faire taire les sceptiques. On aurait pu croire que le départ des noms ronflants affecterait les ventes de merchandising, mais c’est tout l’inverse. Selon les propos recueillis par nos confrères du Figaro, le lancement du nouveau maillot domicile 2025-26 affiche une croissance insolente de +33% par rapport à la saison 2021-22 (celle de l’arrivée de Messi).
La preuve est faite : le supporter aime son club et ses couleurs avant tout. Le collectif prôné par Luis Enrique et la nouvelle politique sportive axée sur la jeunesse séduisent les fans, et le business suit une courbe impressionnante.
Objectif 1 milliard d’euros : Paris, une marque « unique »
Pour le président Nasser Al-Khelaïfi, l’excellence doit être partout : sur la pelouse comme dans les bureaux. L’objectif est clair : atteindre le milliard d’euros de revenus d’ici cinq ans. Pour y parvenir, Richard Heaselgrave mise sur un atout que personne ne peut nous enlever : l’image de la ville de Paris.
« Ma mission est aussi de faire croître le business indépendamment des résultats. Il y a forcément un lien entre les deux, c’est plus facile quand on gagne sur le terrain »
« Les résultats sur le terrain doivent être la cerise sur le gâteau, pas le gâteau en termes de business »
« Pour Nasser al-Khelaïfi, il faut être le meilleur club sur le terrain, mais aussi en dehors. » et évoquant « des objectifs élevés. » 1 millard € sous cinq ans. En quête de « nouvelles idées pour améliorer l’expérience pour le public et les hospitalités. Il y a toujours des idées à piocher dans les autres sports, le théâtre… »
En terme de sponsoring
« il y a toujours des possibilités, mais à chose la plus importante pour nous actuellement, c’est d’avoir plus de fans. En France bien sûr mais la majorité de la croissance sera à l’étranger. » Priorité au Royaume-Uni, États-Unis, Japon, Chine, Corée du Sud, et Moyen-Orient. L’idée est d’adapter la communication aux spécialités locales. « La stratégie est vraiment claire et notre chance c’est qu’on est Paris ! Certains clubs sont peut-être aussi forts que nous sur le terrain mais ils ne peuvent pas s’appuyer sur la marque Paris. C’est la plus belle ville du monde ! Ici c’est Paris la maison ! »
« C’est une opportunité d’apporter l’esprit de Paris à Londres, on va faire un tour du monde avec ce type d’opération, Tokyo, New York, Los Angeles, Shanghai, etc… C’est probablement unique, spécifique pour le Paris-SG. »
« Normalement, les clubs se désintéresse du Mondial, parce que c’est un tournoi pour les équipes nationales, mais on est sur que le PSG peut-être là, organiser des événements. C’est vraiment une manière différente de voir le monde par rapport aux autres clubs. » « La croissance du club passe par une stratégie internationale et qui va au-delà du football. C’est pour cela qu’on s’appuie sur Paris. »
« Sans le football, on n’est rien, mais avec juste le football c’est juste impossible de grandir autour du monde. Il y a tant de compétitions, tant d’autres clubs qui font la même chose… Nous sommes uniques dans cet aspect apporter Paris au monde. », le PSG revendique 320000 visiteurs pour son Stadium Tour au Parc soit 50% d’étrangers. « C’est déjà un succès. Ce n’est que le début. On a d’autres idées, qui cochent d’autres monuments de Paris. »
Depuis la fin de l’ère des super-stars, le PSG a 31 partenaires, dont 6 nouveaux depuis le début de la saison en cours. La nouvelle politique sportive, faite de jeunesse et de collectif, oblige le club à « avoir une stratégie très claire autour de Paris. On a beaucoup de chance avec nos joueurs actuels. On a tant de stars aujourd’hui ! Cet esprit d’équipe ça fait partie de notre image et c’est encore plus puissant ! » — Richard Heaselgrave.
Le club ne veut plus dépendre uniquement des résultats sportifs. L’idée est de faire du PSG une institution culturelle globale, capable de briller même lors des trêves internationales ou des grands tournois comme la Coupe du Monde.
Conquête mondiale et expérience au Parc
Le Rouge & Bleu s’exporte partout. Les priorités sont ciblées : États-Unis, Royaume-Uni, Japon, Corée du Sud et Moyen-Orient. Le club multiplie les opérations « lifestyle » pour exporter l’esprit parisien à travers le globe.
Mais le cœur du réacteur reste le Parc des Princes. Avec 320 000 visiteurs pour le Stadium Tour (dont la moitié d’étrangers), le club cherche constamment à améliorer l’expérience des supporters et des hospitalités, en s’inspirant même du monde du théâtre ou d’autres disciplines sportives.
Le collectif, plus puissant que les noms
Exit les individualités, place à l’esprit d’équipe. Le PSG compte aujourd’hui 31 partenaires majeurs, dont 6 nouveaux venus cette saison. Le message est limpide : le nouveau visage du club, plus jeune et plus solidaire, est un moteur économique encore plus puissant que l’ancienne politique des « Galactiques ».







