Alors que le dossier du stade entre dans une nouvelle phase avec l’élection d’Emmanuel Grégoire à la Mairie de Paris, le Directeur Général du PSG, Victoriano Melero, a fait des confidences de taille. Entre un Parc des Princes à l’avenir flou et des projets de construction à Massy ou Poissy, le club de la capitale voit désormais très grand pour sa future enceinte.
Le PSG prêt à quitter son jardin historique ?
Le divorce entre le PSG et le Parc des Princes n’a jamais semblé aussi proche d’un point de non-retour. Dans un entretien fleuve accordé au podcast PAUSE (et relayé par nos confrères de différents médias sportifs), Victoriano Melero a mis les pieds dans le plat. Pour le DG parisien, être propriétaire de son stade est une condition non-négociable pour la survie économique des Rouge & Bleu.
Si la nouvelle municipalité parisienne, emmenée par Emmanuel Grégoire, semble vouloir rouvrir le dialogue pour une vente, le club ne compte pas attendre un miracle. Les dossiers de Massy et Poissy sont jugés « très solides » et « superbes » par la direction. Pour Melero, l’optimisme est de mise, mais le réalisme économique prime : face aux revenus colossaux de la Premier League, Paris doit augmenter ses recettes « Match Day » pour rester un cador de la Champions League.
Objectif 75 000 places : Un nouveau temple pour Paris
L’information majeure de cette sortie médiatique concerne la jauge espérée. Oubliez les 48 000 places actuelles qui saturent à chaque rencontre. Victoriano Melero a dévoilé le chiffre idéal pour le futur du club :
« Dans un monde idéal, je dirais 70 à 75 000 places. Je pense qu’avec cette capacité, on peut faire guichets fermés à chaque match. »
Un tel volume placerait l’antre parisienne au-dessus du Stade Vélodrome (67 000 places), affirmant ainsi la suprématie de la capitale. Pour rappel, une rénovation du Parc ne permettrait d’atteindre « que » 60 000 places, un plafond qui pourrait sembler trop bas pour les ambitions de Luis Enrique et de ses successeurs.
Les loges : Le nerf de la guerre économique
Pourquoi une telle course à l’agrandissement ? Le calcul est simple et froidement financier. La saison dernière, le PSG a généré 180 M€ de revenus lors des jours de match. Fait marquant : 40% de cette somme (70 M€) provient uniquement des loges, qui ne représentent pourtant que 10% de la capacité actuelle.
En doublant presque le nombre de sièges et en multipliant les espaces VIP, le club espère franchir un cap financier historique. Reste une question qui brûle les lèvres des supporters : le supplément d’âme de la Porte de Saint-Cloud peut-il se transférer dans une enceinte ultra-moderne en banlieue ? La balle est désormais dans le camp de la Mairie.







