Le poste de dernier rempart est en pleine mutation au Campus PSG. Entre la hiérarchie bousculée par Luis Enrique, l’éclosion surprise du jeune Renato Marin et la blessure de Lucas Chevalier, l’avenir de l’ancien Lillois dans la capitale semble s’écrire en pointillé.
Safonov installé, Chevalier poussé vers le banc ?
Arrivé l’été dernier avec l’étiquette de successeur désigné de Gianluigi Donnarumma, Lucas Chevalier vit des heures complètes sous la tunique Rouge & Bleu. Malgré le soutien initial de Luis Enrique, le portier français a peiné à convaincre lors de ses apparitions, affichant des prestations jugées trop irrégulières.
Pendant ce temps, Matvei Safonov a su saisir sa chance. Si son style « atypique » a pu surprendre au début, le gardien russe s’est imposé comme le nouveau numéro 1 incontestable, notamment grâce à des performances de haut vol en Ligue des Champions. Selon les informations rapportées par nos confrères de L’Équipe, cette hiérarchie devrait rester figée pour la saison prochaine, laissant peu d’espoir à Chevalier de retrouver sa place de titulaire.
Renato Marin, la nouvelle menace venue d’Italie
Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres, et c’est le jeune Renato Marin qui en profite actuellement. Profitant de la blessure musculaire de Chevalier, l’Italien a été lancé dans le grand bain de la Ligue 1 par le technicien espagnol. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le courant passe bien.
Luis Enrique n’a d’ailleurs pas tari d’éloges sur son jeune poulain :
« Renato Marin a fait des arrêts de très haut niveau. Il a été courageux et a fait un très bon boulot. »
Cette montée en puissance pourrait reléguer Chevalier au rang de numéro 3, une situation inacceptable pour un gardien de son calibre.
Un transfert ou un prêt dès cet été ?
Face à ce constat, l’avenir du portier tricolore au Parc des Princes est plus que jamais incertain. Touchant un salaire annuel confortable de 6,3 millions d’euros, Chevalier ne se voit pas cirer le banc indéfiniment.
Le club de la capitale se retrouve donc face à un dilemme : comment gérer un joueur acheté 55 millions d’euros il y a seulement un an ? Si les cartes ne sont pas rebattues à l’intersaison, un départ semble inévitable. Les dirigeants parisiens pourraient se montrer ouverts à un transfert, ou plus probablement à un prêt, pour éviter une trop grosse décote sur un joueur qui reste un grand espoir du football français.
En attendant, le groupe se tourne vers l’objectif ultime : la finale de la Ligue des Champions à Budapest contre Arsenal. La présence de Chevalier dans le groupe reste incertaine, sa cuisse le tenant toujours éloigné des terrains.








