Alors que Manchester City s’enfonce dans une crise financière sans précédent après avoir été reconnu coupable de 114 infractions en Premier League, certains détracteurs espèrent voir le Paris Saint-Germain subir le même sort. Spoiler : c’est scientifiquement et juridiquement impossible. Explications.
Des contrats d’image passés au crible et déjà validés par l’UEFA
Voir le voisin mancunien s’effondrer sous le poids d’une fraude estimée à près d’un milliard d’euros a immédiatement fait réagir les éternels détracteurs de notre club. En chef de file, l’inénarrable Javier Tebas et les rageux anti-PSG s’imaginent déjà voir le Rouge & Bleu rattrapé par la patrouille. Mais désolé pour eux, la comparaison s’arrête là où la réalité juridique commence.
Comme le rappellent nos confrères de RMC Sport, si le club de la capitale compte toujours parmi ses partenaires premium des entités de premier plan (Qatar Airways, Visit Qatar, Ooredoo, QNB, Aspetar), la gestion comptable du PSG n’a absolument rien à voir avec le système occulte mis en place par City.
La différence majeure ? L’Instance de contrôle financier des clubs de l’UEFA (ICFC) a déjà minutieusement passé au crible et dévalué à plusieurs reprises les contrats parisiens :
- Dès 2014, le contrat d’image avec la Qatar Tourism Authority avait été divisé par deux par l’UEFA, passant de 200 à 100 millions d’euros.
- En 2018, rebelote avec une nouvelle réévaluation à la baisse des partenariats.
Résultat : le PSG a déjà réglé la facture et intégré ces exigences dans son modèle économique, où la part des contrats qataris représente désormais moins de 30 % du chiffre d’affaires global. Impossible donc pour l’instance européenne de juger deux fois les mêmes dossiers !
Sanctions passées et fair-play financier : Le PSG est désormais un élève exemplaire
L’UEFA n’a jamais fermer les yeux sur la capitale. Le PSG a déjà payé le prix fort au nom du Fair-Play Financier :
- 2014 : 60 millions d’euros d’amende et un groupe limité à 21 joueurs en Champions League.
- 2018 : Obligation de vendre en urgence pour 60 M€ suite aux arrivées de Neymar Jr et Kylian Mbappé (souvenez-vous des départs de Javier Pastore, Yuri Berchiche ou Odsonne Édouard).
- 2022 : Une amende de 10 millions d’euros pour dépassement des déficits autorisés.
Mais cette époque est révolue ! Sous la houlette de Luis Enrique et avec l’instauration d’un collectif soudé, le Paris Saint-Germain a opéré une métamorphose radicale sur le mercato. Fini les folies et l’empilement de gros salaires : Paris dégage aujourd’hui une balance commerciale largement excédentaire, boostée par des ventes records tout en déflatant sa masse salariale.
Pendant que Manchester City continuait de faire flamber la carte bleue cet été en dépensant des centaines de millions d’euros malgré la menace du couperet, la direction parisienne gérait ses finances en bon père de famille.
DNCG : Le gendarme français a toujours donné son feu vert
Au niveau national, n’en déplaise aux frustrés, le bilan est tout aussi limpide. Contrairement au système anglais qui procède par enquêtes rétroactives sur dix ans, le football français s’appuie sur la DNCG, qui contrôle les comptes chaque saison.
Si le propriétaire qatari du PSG a parfois remis la main à la poche pour combler les pertes de l’exercice (près de 200 millions d’euros injectés ces trois dernières années pour garanties), le cadre réglementaire français autorise parfaitement les investissements d’actionnaires tant que les garanties financières sont apportées et le budget équilibré.
Le PSG passe l’examen de la DNCG haut la main chaque année depuis 2011. Les rêves de sanctions contre le club de la capitale ne sont donc que de douces illusions. Pendant que certains tremblent devant les tribunaux, nos Parisiens, eux, ont l’esprit 100 % tourné vers le terrain et le Parc des Princes !







