L’un des matchs les plus emblématiques du PSG : PSG – Real Madrid, 1993. Sûrement l’un des plus beaux matchs de l’histoire du club. Lors des quarts de finale aller, le Real s’était imposé 3-1, sur sa pelouse. Le PSG devait tout faire pour renverser la tendance. Mission impossible. Ou presque.
Le Parc est en ébullition. Le ton est donné. Kombouaré, Ricardo, Le Guen, Sassus, Lama, Valdo, Weah, Simba, Ginola, Guerin et Colleter sont titulaires. Il faut attendre un coup de tête de Weah, à la 33′, pour voir le PSG ouvrir le score. Le Parc hurle. Il faut encore s’accrocher.
Au retour de la mi-temps, les parisiens n’y arrivent plus. La qualification s’éloigne petit à petit. Il reste 10 minutes au temps additionnel. Marquer 2 buts pour se qualifier semble impossible. 81′, Valdo, Weah, Bravo puis Ginola combinent magnifiquement. Il suffira d’un coup de génie des quatre joueurs pour voir le PSG mener 2-0.
Il reste quelques minutes. Les parisiens poussent, continuent d’y croire. Un but les qualifie. C’est chose faite, Valdo crochète un défenseur espagnol et marque. 3-0 pour Paris. Le Parc est libéré. Coup de théâtre. À la 92′, le Real Madrid marque sur un coup franc excentré de Ivan Zamorano. On tend vers les prolongations. Seulement, à la 96′, Monsieur Puhl, l’arbitre du match, ne semble pas vouloir siffler la fin du match. Les parisiens ont donc une ultime chance de se qualifier, sans passer par ces longues prolongations. Dernier coup-franc à 25 mètres du but. Dernière chance. Plus personne ne respire dans le stade, la pression est énorme. Valdo se charge du coup-franc. Le ballon trouve la tête de Kombouaré et trompe Buyo, le gardien du Real. Surnommé « Casque d’or » après ce coup de tête énorme, il offre la qualification aux rouges et bleus.
Après le match, Paul Le Guen s’est exprimé sur cette incroyable performance :
Ce match est fou, fou, fou. Un match extraordinaire à jouer. On savoure d’autant plus cette victoire qu’elle a été difficile, on est vraiment allé la chercher. On mène 3-0, on se fait remonter 3-1. Là, je crois avoir sorti toute une série d’injures invraisemblables. Je m’en voulais, je nous en voulais, je maudissais tout le monde, le ciel nous tombait sur la tête. La déception était énorme. Je me suis tout de suite mis dans la tête qu’on allait jouer les prolongations. Et puis, ce 4ème but est venu d’une manière incroyable. Le but d’Antoine est mon émotion la plus forte sur le terrain. C’est merveilleux qu’il réédite le même coup au Parc Astrid et au Parc des Princes. Je suis content pour lui. Le bonheur que je ressens est un moment rare dans une carrière, parfois jamais vécu. Je sais déjà qu’il ne pourra pas s’effacer de ma mémoire.








