« Personne ne m’enlèvera ma double culture. » Voilà comment on pourrait résumer le choix en une phrase. Abdou Diallo a choisi de jouer pour le Sénégal, et il s’est expliqué dans L’Équipe.
Abdou Diallo (24 ans) a tenu sa première cape avec le Sénégal lors de cette trêve internationale. Les mauvaises langues pointeront du doigt un choix par défaut, mais le défenseur assure qu’il n’en est rien. En effet, ces dernières semaines, alors même qu’Abdou Diallo discutait avec le Sénégal et Aliou Cissé depuis quelques temps, il ne cessait de monter en puissance. Depuis novembre, difficile de dire ce qu’il a à envier à Clément Lenglet ou Kurt Zouma. Il commente :
« J’ai senti que j’étais voulu et attendu. Tout me semble très naturel. On m’a super bien accueilli. Je suis arrivé très humblement. Le premier hymne, je repensais à mon enfance, quand mon père célébrait toutes les victoires du Sénégal et je me suis dit : « Ah ouais, maintenant, c’est moi ». Dans la tête des gens, j’étais français, point. Si on m’avait posé la question avant, j’aurais répondu : « Oui, je suis franco-sénégalais. » Les gens ont peut-être l’impression que ça tombe du ciel comme ça. Je me sens français et sénégalais. J’ai toujours été cet Abdou-là en fait. Ce n’est pas quelque chose de bizarre. C’est naturel. C’est un maillot qui représente beaucoup pour moi. »
Une affaire personnelle
« Ce n’est pas un manque d’ambition ou une crainte. J’étais dans la position idéale pour penser aux Bleus. Si demain, pendant six mois, je pète tout à Paris, forcément l’équipe de France se serait intéressée à moi. Ça en dérange certains que des joueurs puissent passer d’une sélection à une autre. Mais c’est comme ça, c’est notre droit, notre identité. On ne peut pas se renier. On ne veut pas se renier. Personne ne m’enlèvera ma double culture. C’est ma force. »








