Alors que le peuple Rouge & Bleu retient son souffle depuis la sortie sur civière de son latéral droit face au Bayern, le sélectionneur du Maroc a tenu des propos pour le moins déroutants. Entre optimisme forcené et pression diplomatique, Walid Regragui a envoyé un message clair au PSG : Hakimi sera à la CAN, peu importe son état.
C’est le genre de déclaration qui fait immédiatement monter la température au Camp des Loges. Déjà marqués par la défaite amère en Ligue des Champions face au Bayern Munich et l’image terrible de la cheville d’Achraf Hakimi tournant sous le poids de Luis Diaz, les supporters parisiens espéraient une période de repos complet pour leur vice-capitaine. C’était sans compter sur la détermination de Walid Regragui à quelques semaines d’une Coupe d’Afrique des Nations (CAN) historique pour le Maroc.
Une convalescence sous haute tension
L’infirmerie parisienne a été formelle : entorse sévère, plusieurs semaines d’arrêt. Pour le commun des mortels, cela signifie du repos, des soins et une reprise progressive au Campus PSG. Mais pour le staff des Lions de l’Atlas, le calendrier est différent. La CAN 2025, qui se jouera à domicile pour les Marocains, débute le 21 décembre. Un rendez-vous que Regragui refuse d’envisager sans sa star.
Dans une conférence de presse relayée par nos confrères de MadeInParisiens, le technicien marocain a balayé d’un revers de main les inquiétudes médicales logiques : « On fera tout pour qu’Achraf soit apte à 100% face aux Comores. Et même s’il ne peut pas, il sera là. »
Une phrase choc qui sous-entend que le joueur pourrait rejoindre le rassemblement marocain même en étant blessé, loin de la supervision directe du staff de Luis Enrique.
Le pari risqué du staff marocain
Si l’amour d’Achraf Hakimi pour son pays n’est plus à prouver, cette volonté de l’intégrer au groupe « coûte que coûte » soulève des questions légitimes sur la gestion de son intégrité physique. Regragui insiste sur la capacité de récupération hors norme du numéro 2 parisien : « S’il y a bien un joueur qui peut revenir plus vite que les autres, c’est lui. »
Le sélectionneur assure qu’une collaboration étroite existe avec le staff médical du PSG et qu’un médecin de la sélection a déjà fait le déplacement à Paris. « On a de bonnes relations avec eux », tempère-t-il. Mais l’histoire récente du club de la capitale nous a appris à nous méfier des retours précipités post-blessure, surtout lors des années de compétitions internationales.
Paris doit-il taper du poing sur la table ?
C’est tout le dilemme du Paris Saint-Germain. Priver le Maroc de son capitaine pour une CAN à domicile serait un incident diplomatique sportif majeur. Mais laisser partir un cadre blessé, au risque d’une rechute qui compromettrait la seconde partie de saison (et les échéances cruciales en Ligue des Champions au printemps), est un cauchemar pour la direction parisienne.
Regragui a conclu son intervention en rappelant le statut intouchable de son joueur : « C’est notre meilleur joueur et le leader ». Un statut qu’il partage aussi à Paris. Espérons simplement que cette guerre d’influence ne se fasse pas au détriment de la cheville d’Achraf.







