Neuf ans après le traumatisme du Camp Nou, Unai Emery est replongé dans ses souvenirs. L’ancien technicien du Paris Saint-Germain s’est confié sur cette soirée de mars 2017 qui hante encore les mémoires des supporters Rouge & Bleu. S’il assume sa part de responsabilités, l’entraîneur espagnol pointe également du doigt un manque technologique majeur qui aurait pu tout changer pour le club de la capitale.
Une cicatrice indélébile pour le club de la capitale
Le 8 mars 2017 demeure l’une des pages les plus sombres de l’histoire européenne du PSG. Après une masterclass XXL au Parc des Princes à l’aller et une victoire éclatante (4-0), les Parisiens s’étaient tragiquement effondrés en terres catalanes sur un score de 6-1. Une débâcle historique, entachée par des décisions arbitrales plus que contestables de l’arbitre Deniz Aytekin, et ce, à une époque où la Ligue des champions boudait encore l’assistance vidéo.
Aujourd’hui, le contexte a bien changé : les Rouge & Bleu ont écrit de nouvelles lignes dorées dans leur histoire européenne, tandis qu’Emery poursuit sa route loin de Paris. Pourtant, interrogé en conférence de presse, le technicien basque n’a rien oublié de cette nuit barcelonaise.
« Sur le plan extrasportif, la nécessité de la VAR »
Revenant sur sa riche carrière — forte de 22 années consécutives sur les bancs et 16 ans d’expérience européenne —, l’actuel stratège n’a pas esquivé le sujet. S’il concède avoir grandi sur le plan purement tactique et sportif, il insiste lourdement sur les facteurs extérieurs au jeu :
« J’ai appris de toutes ces compétitions et de tous ces matchs. Et lors de cette rencontre, j’ai énormément appris. D’une part sur le plan sportif, et d’autre part sur le plan extrasportif : la nécessité de la VAR dans le football à ce moment-là. »
Un mea-culpa partiel qui ravive le souvenir des penalties généreux accordés aux Blaugranas et des injustices subies par le PSG dans la surface adverse. Si la VAR n’effacera jamais la déroute collective des Parisiens dans les dernières minutes au Camp Nou, elle aurait à coup sûr offert un autre visage à cette double confrontation. Un joli clin d’œil de l’histoire, quand on se rappelle qu’un certain Luis Enrique menait l’armada adverse ce soir-là, avant de venir plus tard garnir la vitrine du Parc des Princes !







